KERATOCÔNE

Une meilleure vision, un meilleur confort...Oubliez vos expériences passées.

 

Kératocône, Keratoconus: «Développement anormal de la cornée qui prend une forme conique. La réfraction de l’œil tend vers la myopie avec un astigmatisme irrégulier marqué et l’acuité visuelle est réduite. Cette anomalie est soit congénitale, soit acquise et survient en général après la puberté»

 

Cette condition ( non maladie) ophtalmologique est fréquente (prévalence entre 50 et 230/100 000), très souvent méconnue et transmissible. Elle est facilement dépistable depuis très peu de temps.

Le kératocône est une dystrophie ou une dégénérescence cornéenne se manifestant par une déformation non inflammatoire de la cornée vers l’avant en forme de « cône », au centre habituellement, apparaissant généralement dans l’adolescence et provoquant, en cas d’évolution, une diminution de l’acuité visuelle en raison d’un important astigmatisme irrégulier et variable. 

La régularisation de la mémoire de forme de la cornée est mise en échec par des mécanismes mal connus. L‘évolution se fait naturellement vers une aggravation, dont la cinétique variable n’est pas linéaire. La vision est atteinte dès que l’importance du défaut dépasse la possibilité de correction ou le maintien de la stabilité visuelle. Les formes discrètes, stables ou peu changeantes sont nombreuses et fréquentes.

Les formes diagnostiquées après l’adolescence ou peu évolutives sont généralement relativement stables. D’une manière générale les formes diagnostiquées tard sont de meilleur pronostique.

Le kératocône est une affection bilatérale, mais dont l’expression peut varier entre les deux yeux d’un même patient.

Comment le kératocône est-il diagnostiqué ?

Le kératocône peut être diagnostiqué en effectuant un contrôle ophtalmologique routinier.

Des examens complémentaires spécifiques permettent un diagnostic plus précis:

  • Topographie cornéenne: avec ce examen, une photographie de la cornée est obtenue avec laquelle on étudie la carte topographique de la surface oculaire.
  • Kératométrie: cet examen servira à déterminer la courbure de la cornée.
  • Tomographie en cohérence optique: cet examen permet de faire des coupes optiques à haute résolution de la cornée.

 

Topographie d’un kératocône : au centre, les couleurs rouge et jaune mettent en évidence un bombement de la cornée correspondant au cône (décentré, ici)

Surface cornéenne normale (A) et avec kératocône (B)
A. Cornée régulière avec l’image topographique physiologique correspondante en dessous ; B. Cornée avec un kératocône et aspect typique sur la topographie visible en dessous.

NOTRE SOLUTION:

Correction en lentilles spécialisées:

Seule une lentille de contact est capable de corriger efficacement et durablement le kératocône, et de repousser voire empêcher une intervention chirurgicale (anneaux-intra-cornéen ou greffe de cornée).

Elle permet de redonner artificiellement une régularité à la surface oculaire pour retrouver une vision nette. Au delà de l’aspect visuel, la lentille fait office d’appareil dit « de contention » qui aide à contrôler l’évolution du kératocône en ralentissant sa croissance.

Une fois le patient adapté en Lentilles de contact spéciales pour kératocône, il est important que le suivi se fasse régulièrement (visite annuelle) chez le spécialiste adaptateur et chez l’ophtalmologiste prescripteur. Tous deux travaillent conjointement de façon à  surveiller l’évolution du kératocône, s’assurer d’une intégrité cornéenne conservée et réajuster l’adaptation si nécessaire.

Le respect des règles d’hygiènes, de port et de renouvellement des lentilles sont des conditions indispensables pour garantir durablement sécurité, confort et vision satisfaisante.

Plus d’informations:

Symptômes:

  • Baisse de l’acuité visuelle: vision floue et distorsions des images
  • Vision très changeante dans le sens d’une myopisation et de l’apparition d’un astigmatisme de plus en plus important
  • PHOTOPHOBIE ou une sensibilité à la lumière importante due à l’astigmatisme irrégulier
  • des irritations/ démangeaisons de l’oeil
  • une sensation de brouillard

Les causes:

Elles restent encore mal identifiées mais l’origine génétique parait la plus probable, étant donné que 10% des personnes affectées par cette maladie ont un membre de la famille qui en a également, mais il peut aussi apparaître sporadiquement.D’où l’importance d’un dépistage « familial » après un diagnostic confirmé de kératocône chez un individu.  

  • Le terrain allergique (50% des cas) semble y être associé, ainsi qu’un frottement intempestif des yeux comme facteur aggravant.
  • Lésions oculaires; le kératocône est lié à un frottement excessif ou à un frottement continu des yeux, ainsi qu’à une mauvaise utilisation de lentilles de contact pendant de longues périodes.
  • Autres troubles visuels; Le kératocône peut être causé par des pathologies telles que la kérato-conjonctivite vernale, la rétinite pigmentaire ou la rétinopathie du prématuré.

Autres formes de Kératocône:

La dégénérescence pellucide marginale est une ectasie plus périphérique, d’apparition plus tardive (après 35 ans), souvent moins évolutive que le Kératocône. En topographie l’aspect est souvent en pinces de crabe, avec un aspect d’axe vertical plat, entre les deux pinces. Il faut redouter les formes frustes qui peuvent évoluer en ectasie majeure après LASIK. C’est cette forme qui fournit le plus de complications opératoires si elle est méconnue. Elle est aussi la plus surprenante pour les patients car elle se dévoile souvent après des années de stabilité.

Le kératocône fruste
On insiste beaucoup sur les kératocônes frustes ou encore les aspects suspects de kératocône. La plupart du temps ces dernières formes étant totalement insoupçonnées des patients et de leurs propres ophtalmologistes. C’est à l’occasion d’une candidature à la chirurgie réfractive ou alors par le biais d’un dépistage au sein d’une famille présentant un cas connu que l’on identifie les porteurs. Ils représentent la fraction la plus importante du groupe kératocône.

À chaque consultation réfractive les médecins réfutent l’indication LASIK et même laser excimer des patients qui se croyaient aptes, on évalue entre 5 et 11 % le nombre de patients écartés pour cette raison et ignorant, avant d’avoir consulté, qu’ils étaient porteurs d’un kératocône silencieux.

Les différents stades d’évolution:

 

Le stade 1 permet parfois encore d’utiliser seulement ses lunettes comme équipement optique correcteur. Mais la vision est peut être insatisfaisante et sera rapidement insuffisante au quotidien selon l’avancée, la forme et le positionnement du cône.. Il faudra s’équiper en lentilles de contact spécialisées.

Les Lentilles de contact spécialisées sont également préconisées en stade 2 et 3, voire 4 selon les tolérances.

Le stade 4, s’il est atteint car ce n’est pas toujours le cas (15 à 20%après de nombreuses années en lentilles de contact), conduira vers une greffe de cornée (kératoplastie lamellaire ou transfixiante) . Elle est réservée aux cas extrêmes: Lorsque l’évolution conduit à : 

  • Amincissements trop important et/ ou Opacification cornéenne centrale (rupture de la membrane de Bowman)
  • Cas d’intolérance aux lentilles de contact
  • conditions visuelles insatisfaisante en lentilles de contact

Le kératocône est la principale indication de greffe de cornée chez les adultes jeunes  avec un âge moyen pour la greffe de cornée aux alentours de 38 ans et une prédominance masculine.

Les lentilles de contact, essentiellement rigides, demeurent le traitement optique de base du kératocône. Elles permettent dans la majorité des cas d’obtenir une acuité visuelle satisfaisante.

AUTRES SOLUTIONS

  • LES ANNEAUX INTRA-CORNÉENS : Quand les lentilles ne sont pas tolérées et que la cornée reste transparente, l’implantation d’anneaux intra-cornéens offre une alternative thérapeutique intéressante, permettant d’éviter ou de retarder la réalisation d’une greffe de cornée.  Une petite intervention est faite dans la cornée pour insérer l’anneau pour la fixer. L’anneau exerce une pression et aplatit la cornée, permettant à la lumière d’entrer dans la cornée de manière centrée et de récupérer la netteté de la vision.

Anneaux intra-cornéens, alternative à la greffe de cornée

 

 

  • LE CROSS LINKING (CXL) cette technique peut se faire en complément des anneaux intracornéens. Dans ce traitement, une source de lumière ultraviolette et des gouttes de riboflavine sont utilisées dans les yeux pour faciliter la réticulation et renforcer les fibres de collagène de la cornée et, ainsi, aplatir et ralentir le développement du kératocône.

 

  • PKR AUTO-GUIDE:La photokératectomie thérapeutique (PKT) au laser excimer topoguidée permet de lisser le kératocône grâce à son guidage par la topographie. Cette technique éprouvée permet d’améliorer l’acuité visuelle et la qualité de vision mais son indication est très ciblée. Tous les patients ne peuvent pas bénéficier de ce traitement.